Débat Eric Zemmour / Yassine Belattar devant P. Praud : tout pour diviser ?

Débat Eric Zemmour / Yassine Belattar devant P. Praud : tout pour diviser ?

Il est de notoriété publique aujourd’hui que les médias grand public ou mainstream sont réglés par des logiques d’audience et donc de buzz, phrases-choc, affrontements théâtraux. Cette logique affecte le débat public et génère ce que chaque camp dénoncera comme la « pensée unique » (voir notre article). C’est pour restituer ce débat dans un ensemble que le journal du cyberespace francophone, journalpolitique.info, livre une analyse de la scène de 50 minutes, très commentée, pour alerter à la surenchère identitaire voulue par la guerre du bas.

Pourquoi ce thème ? Construction d’une actualité médiatique. Le débat a été organisé avec troubles apprend-on dans les premières minutes (01:30-06:00). Tous deux ont accepté le « face à face entre deux enfants de France que tout semble séparer » voulu par CNews , Yassine Belattar considérant son geste comme un dernier sursaut avant sécession du débat public contre celui qui « divise les français depuis une quizaine d’années » (02:44) ; Eric Zemmour comme l’occasion de pourfendre ce « serviteur du multiculturalisme macronien« . CNews y voit véritable clivage, qu’ils mettent donc en scène sur le registre identitaire en format long de soirée de 50 minutes, 3 personnes dont l’arbitre de l’heure des pros. Une sorte de ring présidentiel dans le champ journalistique. Les protagonistes se sont d’ailleurs disputés ce temps d’antenne précieux : Y. Belattar dénonce les invitations de LCI « pas n’importe quel jour » ; et le traitement favorable à son adversaire « je vais pas laisser un facho venir à 9h » ; « ce n’est pas à Zemmour de donner le tempo dans ce cirque« ). Donc le choc médiatique est bien préparé et sera l’occasion de solder les comptes (« quand je viens à LCI, il démissionne » « il ne veut pas me voir parce que je suis le fils d’Hitler » Zemmour à 04:40).

Si le débat est intéressant à analyser, c’est aussi parce que ce débat sur la République, de façon générale sur ce qu’est la France du XXIe siècle (régime institutionnel, évolutions démographiques de type grand remplacement-grand bouleversement, européanisation, américanisation culturelle (1), communautés revendiquées sur le mode anglo-saxon, séparatisme intégriste, régionalisme, Grande nation), est bien la préoccupation principale des citoyennes et citoyens de ce pays. Chacun y veut désormais une reconnaissance collective mais aussi savoir comment fonctionne l’ensemble, et le GDN, auquel on peut reconnaître le mérite d’avoir secoué le tapis qui cachait tout, rend légitime ce cadrage médiatique. Cette analyse veut montrer que l’opposition orchestrée et virulente ne contribue pas à l’apaisement. Proposer une vision critique au bénéfice des deux camps (Belattar revendique « un millions de soutiens sur mon épaule » et l’on sait que Zemmour est un acteur fort d’une partie de la droite Figaro et de la gauche Marianne) empêchera selon nous le séparatisme et la citadellisation. Car cette voie n’est jamais énoncée.

Zemmour attaque le premier : « Yassine Belattar est l’incarnation rigolarde et sarcastique de la takiyah » (06:50). Une estocade essentialiste qui dessert sa cause, que repousse YB « C’est ce qu’on colporte sur les djihadistes, moi je suis français de confession musulmane » et le menace de diffamation. EZ : « vous passez votre temps à m’insulter sur Twitter » et dénonce « Vous êtes un faux comique et un vrai militant« , « vous êtes franco-marrocain et avez deux allégeances : qui est votre patron ? le PR ou le Roi Hassan ?« . Touché (09:38) YB confesse la moitié : « artiste et militant engagé« . Sur l’allégeance : « Vous vous demandez de choisir, sauf qu’on nous l’a jamais demandé. Je vais aller plus loin : je suis afro-européen« .

Bref, mondialisme nationalisme 1-1, EZ « c’est intéressant vous voyez » YB « Zemmour, je veux bien vous parler« . A partir de 10:20 la discussion entre dans le vif.

YB : « Est-ce que vous pensez que vous allez nous arrêter à Poitiers ?« 

Thème : c’est quoi être français en 2019 ? Une vision de l’histoire. Les invités fusionnent en bons nietzschéens leur biographie et l’histoire de la France. C’est fort à propos que l’un de 60 ans défend l’assimilation et la gloire civilisationnelle, et le second né en 1982 une intégration dans un espace euro-africain. Un Pascal Praud renfrogné rappelle qu’il est aussi citoyens français… et que jamais l’identité française à vocation universelle n’est défendue par un représentant historique, tandis qu’EZ et YB s’écharpent sur l’histoire du peuple berbères « colonisés et islamisés de force par les arabes » (13:50) pour Zemmour et la création des nations nord-africaines.

YB : « Que vous le vouliez ou non, vous avez une tête d’arabe« , ou comment ramener tout un chacun à son faciès. Le plaidoyer de Zemmour à 15:40 vaut le détour. YB : « Quand l’équipe de France joue et perd je ne suis pas bien, quand le Maroc joue je ne suis même pas au courant » (19:40) « Vous croisez la France tous les jours dans le métro, je ne vois pas en quoi ils vous portent préjudice« . Zemmour : « Les enfants ne se sentent pas français, ne veulent pas s’approprier les mœurs ou l’histoire »

YB : « Si les musulmans français se coupaient de la société à l’anglo-saxonne, je serais inquiet » (23:00) … comme quoi s’inspire se son multiculturalisme n’est pas sans risque. Au non-sens « Je n’ai pas l’impression qu’une femme qui se voile heurte sa francité« … Zemmour : « Les activistes de type Frères musulmans ont bien compris la faiblesse de nos sociétés : la liberté individuelle. Ils exploitent cette liberté pour faire rentrer toujours plus d’éléments islamiques dans le paysage collectif. Une volonté d’occuper toujours plus l’espace. C’est là que je vous accuse de dissimulation en justifiant leur liberté individuelle » (26:00). « Seule la Tunisie avance vers la démocratie, le reste des sociétés musulmanes ne sont pas libres et démocratiques« .

A Zemmour dénonçant le cocktail délinquance-islam politique qui asservit des populations et fait que 70% des détenus sont musulmans, s’appuyant sur le rapport de l’AN et la demande des gardiens de prisons reprise par J. Lang. YB ferme tout sujet : « il n’y a pas de statistique ethnique ! 400% des gens n’aiment pas Zemmour, moi aussi j’ai mes stats« . Argument en or.

Zemmour : « dans ces quartiers il n’y a quasiment plus de juifs et de chrétiens » Belattar : « c’est faux » (36:45). Vérification sur Libération : c’est vrai.

Assez effarant, YB appelle à la vengeance sur EZ : « vous êtes responsable des idées de Christchurch » (39:00). Zemmour « Tous les deux nous sommes du côté de toutes les victimes. Ça nous fait un point commun. Mais quand quelqu’un tue au nom de l’islam, pas d’amalgame. Quand on tue au nom du grand remplacement, c’est de ma faute » (41:10). « S’il tue au nom du coran, c’est pour moi plus que préjudiciable et condamnable. » reconnaît YB, pour mieux charger : « Le tueur de Nouvelle-Zélande dit avoir vu la France, vous êtes le lieutenant de cette pensée, ce qui vous élimine du débat public. Vous avez fait tuer 50 personnes ». Praud intervient pour calmer le jeu à 44:30 et YB le recadre lui aussi à 45:00.

Finale : EZ « Hassan II disait à Anne Sinclair que ses marocains ne deviendraient jamais français« . YB « Je suis content de faire mentir le roi aujourd’hui. J’ai 37 ans j’aime mon pays« .

Eric ZemmourYassine Belattar
Identité française, assimilation nationale, amitié des peuplesIdentité afroeuropéenne, Multiculturalisme, anti-assimilation « je suis pour la banalisation« 
Le voile dérange car revendication identitaire, séparatiste, et nécessité de précaution avec l’islam radicalLe voile est un choix individuel, pas d’amalgame
La rue est l’espace public La rue n’est pas l’espace public, c’est seulement les institutions et l’Etat (anglo-saxon)
Les rassemblements communautaires étrangers sont une ingérenceLes revendications communautaires ne sont pas un problème si légales (multiculturalisme)
Le PS et SOS racisme ont converti les velléités de rassemblent du peuple en guerre communautaire
Le PS et SOS racisme ont converti les velléités de rassemblent du peuple en guerre communautaire
Le problème est la fin de l’état de droit, les trafics de stupéfiants qui rapportent trop dans des centaines de quartier.Le problème c’est la pédophilie. Il y a plus de blancs qui tuent leur voisin et les cachent dans leur jardin.

Il est impératif de se demander pourquoi l’auteur du Suicide français répand autant son sentiment nostalgique et crépusculaire, alors que l’on pourrait inviter des tas de jeunes ou moins jeunes patriotes, conscients de la force de notre civilisation mais aussi de sa générosité. Des hommes et des femmes qui peuvent témoigner « qu’être français », c’est être conscient d’une spécificité historique, du labeur des générations passées et la volonté d’aller vers l’avenir sans honte et en amitié avec les peuples. La position de Belattar est quant à elle stéréotypale du cosmopolitisme qui se refuse à observer la gloire civilisationnelle et le destin du peuple français comme un grand foyer, éduqué comme il le dit lui-même en accord avec EZ, par un SOS racisme politisé qui fait obstacle à l’apaisement et renvoie l’identité français à un je-ne-sais-quoi obsolète. La plupart des français prennent tout, de Jeanne d’Arc à De Gaulle, de Lascaux à Victor Hugo. M. Belattar n’a pas à justifier de sa francité. E. Zemmour non plus. CE genre de débat dresse chacun sur ses positions. Finalement, un affrontement de ce type confisque la partie à tous ceux à qui elle est chère pour un jeu de plus en plus agressif (« vous avez fait tuer 50 personnes« ) et bilatéral (propos de G. Collomb rendant Beauvau sur les communautés mises face-à-face). A quoi sert ce clash voulu par Cnews ?

Pour journalpolitique.info

(1) Le dernier ouvrage de Régis Debray , »Civilisation. Comment nous sommes devenus américains » est un livre érudit, avec de délicieuses pointes d’humour, qui poursuit une réflexion de Simone Weill de 1943 selon laquelle une américanisation de l’Europe ferait perdre son passé à l’humanité, et une interrogation de Paul Valéry, de 1939 : « Je me demande si l’Europe ne finira pas par une démence ou un ramollissement ».

« La France, Syrie de l’extrême-droite » : l’humoriste Haroun en sables mouvants

« La France, Syrie de l’extrême-droite » : l’humoriste Haroun en sables mouvants

Vrai spectacle de la société spectaculaire.

Dans son sketche « De l’actu« , sous-titré prosélytement #OnRigoleBien, Haroun, humoriste français de 34 ans, forgé entre les figures des Inconnus, de Jamel Debbouze, de Coluche et du vénérable Thierry Ardisson, entreprend une mission politique partisane un petit peu particulière. Pour sa revue d’actualité, il choisit de traiter les deux grands thèmes du moment : le hidjab décathlon et l’attentat de Christchurch. Pour lui l’occasion de mettre à jour, sous couvert de dérision, les clichés les plus emblématiques du think-fast. Il pourfend pêle-mêle et nommément Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Marine le Pen (RN), Eric Zemmour, Alain Finkielkraut, Robert Ménard, Renaud Camus et finalement « la France blanche et chrétienne« , à qui il se permet de déclarer « niquez vos mères« , et « sincèrement et de façon raisonnée » qui plus est. Dans quel pays les rangs déculturés applaudissent-ils avec autant de ferveur les attaques ad hominem de la culture historique et nationale ? Analyse.

Un acte militant

Sur son premier sujet, il restera dans une vision monolithique. Toute critique du vêtement religieux serait pour Haroun une critique du sport en tant que tel, alors qu’il s’agit simplement de ne pas manifester d’appartenance religieuse dans l’espace public. Il se complaît donc à filer sa métaphore athlétique : « foulée islamiste » (00:30), s’attaquant à un NDA qui les voudrait « lentes » (00:45). Il échoue sa figure de style rhétorique sur les rivages du lexique de la guerre bas, avec une douteuse « chasse aux musulmans en forêt« . Il fait le parallèle avec l’attentat de Christchurch procédant de mêmes chasses. Donc qui protège la laïcité et la culture historique en France soutiendrait de facto l’égaré criminel de Nouvelle-Zélande. On n’osait pas de tels parallèles et amalgames jusqu’alors concernant les attaques de 2015. Il en fait même le strapontin rhétorique pour aborder son second sujet, le vif. Et l’assume : « On va en parler un peu. Je vous le dis tout de suite » (01:15).

Une démonstration polémique en cinq estocades aveugles :

1- Contre le traitement médiatique des attentats islamistes. Haroun dit grosso modo que les médias fabriquent les attentats en citant toujours un témoin du cri « allah akhbar » lors de l’agression. Cette théorie complotiste en vogue sur internet et en réalité exonère parfois même les attaques de Toulouse ou de Strasbourg, « montées de toutes pièces ». Tout comme les sites complotistes antisionistes, il vise nommément CNews (01:36).

2- Son interprétation de l’attentat en Nouvelle-Zélande : « un mec d’extrême-droite qui est venu en France et qui s’est radicalisé en France » nous informe-t-il. Accusant son pays, sa terre, d’être une « Syrie de l’extrême-droite« , à partir de son postulat militant « extrême-droite dupont-aignan = djihadisme global », il nous explique qu' »il est retourné faire l’attentat« , alors même que le tueur est allé expressément en Nouvelle-Zélande pour son éloignement qui marque la globalité du conflit.

Pour ces influenceurs, l’opinion c’est avant tout la dérision, le détournement de ce qu’on pourrait qualifier de « vrai » ou « réel ».

Journalpolitique.info

3- Son attaque en règle du grand remplacement. Haroun a le mérite de dire qu’il s’agit d’une « pensée d’un auteur français« , car en effet le livre est complexe. Néanmoins de le restituer dans une logique binaire musulmans arabes-chrétiens blancs (voulue par la guerre du bas qu’il croit contrer), alors même que Camus évoque un « grand remplacisme global qui veut faire de l’interchangeabilité des attributs économiques et culturels la norme, plutôt que l’amitié des peuples« , et non pas des oppositions binaires. Il montre qu’il ne l’a pas lu et ne compte pas le lire. « Je ne comprends pas cette théorie. Pour moi on s’est mélangés de tous temps, on se remet en question« . Oui, pour toi. La théorie dit justement que le mélange naturel et historique, l’amitié des peuples, les carrefours de civilisation comme l’Europe c’est bien, mais un seul grand peuple planétaire déculturé, technicisé, sans passé et interchangeable c’est moins bien. Dans cette logique il n’y a pas » les chrétiens contre les musulmans » ou autre pensée simpliste, mais une gouvernance mondiale face à des résistances culturelles enracinées et transcendantes.

3- Suite : Haroun ne comprend pas la nuance. Il s’enfonce avec une drôle d’image : des singes autour d’un arbre. Les singes du bas sont évolués, mélangés. Dans cet état de nature à la Hobbes ou Marivaux, c’est désormais la grandeur morale mélangiste qui est dominante. Le singe resté dans les branche, parce qu’il ne se soumet pas au dictat du grand remplacisme multiculturel (préfère une pluralité de foyers nationaux et le droit des peuples à disposer d’eux mêmes) est évidemment réactionnaire, « Ericus Zemuris, un singe qui se nourrit de ses propres excréments » (03:27). Encore un axiome tautologique : « évidemment qu’on se mélange » (04:05). Sur les Bretons, peuple ô ancien, Haroun fustige « Ils savent pas qui ils sont,ils savent pas tu vois » (04:15). On le renverra une fois de plus à la science historique. Mais ensuite, il déclare qu’un juif polonais et un juif tunisien ce n’est pas tout à fait pareil finalement (05:00). Donc les peuples auraient des spécificités, professeur Haroun ? Merci de vous mordre la queue pour nous.

4- La théorie du complot : celle-là même qu’il justifie, il voudrait la critiquer à partir du syllogisme. Pour l’humoriste qui a revêtu un costume de défenseur de la raison, mais cousu à l’envers, ceux qui « pensent » sont en fait dans des erreurs logiques. Leur erreur n’est pas d’appréciation : est-ce que les populations changent, migrent, se développent etc., elle est une erreur logique et totale de leur esprit malsain. Ceux qui sont dans le vrai sont ceux qui ont cette vision de bien bas étage, comme celle qu’il professe d’un œil souvent sérieux révélant le tigre sous l’agneau.

5- Contre Eric Zemmour : il croit que Zemmour « s’injecte du seum en intraveineuse » (06:40), alors même que Zemmour injecte du seum entre « caïds patriarcaux des banlieues » et ces « petits blancs« , ces « gaulois » païens qui se feraient prendre leurs femmes. Une fois de plus, la lucidité de l’humoriste se manifeste avec faiblesse. Il en vient à servir la guerre du bas zemmourienne en incarnant drôlement l’islamiste lambda caïd (07:50) :

Haroun imagine les personnages décrits par E. Zemmour

Mais ensuite il l’incarne avec beaucoup moins de drôlerie. « J’ai trouvé une solution : niquez vos mères. Attends ! c’est pas pour être insultant, ils peuvent se reproduire avec leur propre mère ou sœur, pour faire des enfants bien teubés mais bien purs« . Et regardant le sol, avec un peu d’émotion dans la voix car il se rend compte qu’il attaque ce pays qui l’a élevé et se sent ridicule, la parousie : « cette culture chrétienne blanche, défoncée« . Se rend-il compte de ses mots ? Il soupire : « voilà« . Fin du sketch, mission accompli du militant utile. Il n’avait en fait qu’une seule cible bien amalgamée. Utile car un public à qui l’on vend sa propre culture comme « puant le cadavre« , pour lui faire intégrer l’idée de sa remplaçabilité est une belle offrande au djihadisme global, vu le contexte que l’on sait très tendu. Ses bonnes intentions feraient mieux de toucher à ces questions avec humilité et précaution.

BONUS: Axel Leclercq de positiv.fr de s’extasier :  » Décryptant les raisonnements xénophobes, l’humoriste passe en revue quelques actualités marquantes des semaines passées. Brillant. » (26 mars). « Décrypter » est le rôle de la philosophie et des sciences, à la rigueur du journalisme, mais pas de l’humour boboï-centré. Comme quoi pour ces influenceurs, l’opinion c’est avant tout la dérision de type perroquet. D’ailleurs, Haroun ne se prive pas de moquer la méthode journalistique, qui prétendument ne relaye que des informations fausses à partir de faux témoins, et des sciences sociales (il ne connaît aucun sociologue on dirait… 07:24 des études existent sur la « seconde zone », voir les travaux de Fabien Truong qui montrent bien le lien étrange entre fondamentalisme culturel et délinquance agitée)

Malik pour Journalpolitique.info

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