La fierté d’être Européen (3)

Nous relayons certains passages de la tribune d’Hélios d’Alexandrie (pseudo) pour journalpolitique.info. L’auteur se livre à une réhabilitation grandiose de la civilisation européenne, ouverte à son monde depuis la Grèce, le Christ et Rome. Il exhorte les européens à se souvenir d’où ils viennent, pour mieux penser à leur avenir.

Les belles femmes

Mais cette description succincte des réalisations de l’Europe chrétienne au Moyen-âge resterait incomplète si le sujet du statut de la femme n’était pas abordé. Abstraction faite des difficultés de l’existence qui d’ailleurs affectaient davantage les hommes que les femmes, le moyen-âge a été plus favorable aux droits des femmes et à leur autonomie que la renaissance et les lumières. Le christianisme y a joué un rôle central en affirmant l’égalité des sexes et leur égale dignité, tel qu’enseigné dans la bible. Les personnages bibliques de sexe féminin sont nombreux ; d’Ève à Marie mère de Jésus, en passant par Sarah, Haggar, Rebecca, Rachel, Dalila, Ruth, Bethsabée, Athalie, Esther, Judith, Élisabeth et Marie de Magdala, les femmes sont à l’honneur, elles présentent en majorité des modèles positifs : intelligentes, sages, aimantes, sensibles, courageuses, entreprenantes et résolues, elles jouent un rôle central dans la protection du peuple de Dieu et le salut de l’humanité. Le moyen-âge peut s’enorgueillir de ses savantes abbesses, de ses poétesses, de ses patronnes d’entreprises, et même de ses guerrières, elles étaient libres et fortes. Rien n’illustre autant le haut rang acquis par la femme au moyen-âge, que le lien qui attache le preux chevalier à sa dame et qui s’exprime par l’amour chaste, le respect voire la soumission. Également l’essor du culte marial et la consécration de plusieurs cathédrales et églises à la Vierge Marie, nous disent à quel point le Moyen-âge avait une haute idée de la femme.

Fierté ne veut pas dire méchanceté ou oubli

D’aucuns m’accuseront de contempler l’Europe avec des lunettes fortement teintées de rose. Qu’ils se rassurent je n’occulterai pas les « graves péchés » qu’elle a commis et commet encore, et dont les principales victimes ont été et le sont encore les peuples européens. Le chapelet de conflits violents qui ont ensanglanté l’Europe, de la guerre de Trente Ans jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, est un indice qui ne trompe pas d’un mal profond qui ronge ce continent. Ce mal c’est la sagesse qui vient à manquer au moment où l’Europe en a le plus besoin, car l’effervescence et le dynamisme ne  ; vont jamais sans excès. Il y a un rêve qu’il est sage de ne pas réaliser. Ce rêve, aussi inutile que nuisible, c’était et c’est toujours la fusion des nations européennes dans une seule entité : un Empire, un Reich ou une Union. Le génie des Européens ne peut donner sa pleine mesure sous un régime de tutelle, chaque nation européenne a besoin d’espace pour se mouvoir et respirer. Les nations européennes me font penser à des porcs-épics, qui pour vivre en bon ménage doivent garder une certaine distance entre eux, mais qui par temps froid doivent se rapprocher l’un de l’autre pour conserver la chaleur. Exercice périlleux et équilibre difficile à atteindre, ce qui rend folle l’idée de les attacher l’un à l’autre.

Mais cette idée folle n’a jamais cessé d’être entretenue, les fleuves de sang qu’elle a fait couler ont fini par miner la conscience des Européens. Les millions de morts des deux guerres mondiales ne sont jamais absents de leur mémoire, la souffrance morale pour être sourde, n’en est pas moins profonde, il n’est rien de plus douloureux que la blessure qui ne guérit pas.

journaliste

Rédacteur-fondateur du portail A votre service

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