La fierté d’être Européen (2)

Nous relayons certains passages de la tribune d’Hélios d’Alexandrie (pseudo) pour journalpolitique.info. L’auteur se livre à une réhabilitation grandiose de la civilisation européenne, ouverte à son monde depuis la Grèce, le Christ et Rome. Il exhorte les européens à se souvenir d’où ils viennent, pour mieux penser à leur avenir.

L’unité culturelle de l’Europe

Parlant de monastères et de couvents, leurs croissances en nombre et en taille en ont fait des centres économiques de premier plan, leurs surplus de production les ont amenés à participer à des échanges commerciaux d’envergure ; l’accumulation de capital qui en a résulté a permis d’investir davantage dans les moyens de production et dans la construction de nouvelles infrastructures ; c’est là que le capitalisme a vu le jour, ses bienfaits n’ont pas tardé à s’étendre à la population qui gravitait autour des monastères. La prospérité a été favorable à la piété populaire, l’essor des sites de pèlerinages et la croissance du nombre de pèlerins ont eu des retombées sociales, culturelles et économiques semblables aux retombées du tourisme aujourd’hui. C’est ainsi que les pèlerins européens ont contribué à unifier culturellement et spirituellement l’Europe.

Les universités telles que nous les connaissons ont vu le jour et se sont répandues au Moyen-âge : Bologne, Paris, Montpellier, Oxford, Arezzo, Salamanque, Padoue, Naples, Toulouse, Cambridge, Coimbra, Pérouse, pour les plus anciennes, suivies plus tard de Prague, Cracovie, Vienne, Heidelberg, Cologne, Leipzig. Des bibliothèques ont également été aménagées au profit des étudiants et de leurs maîtres. La théologie, le droit canon, les langues et la philosophie y étaient enseignés, on y apprenait aussi l’art de débattre et de convaincre ; mais les sciences de la nature (mathématiques, optique, astronomie) ainsi que la médecine avaient également leur place et il est notoire que des hommes de religion tels que Robert Grossetête, Roger Bacon et Albert de Cologne aient été les premiers à jeter les bases de la connaissance scientifique et de la science expérimentale. Le mythe de l’obscurantisme du moyen-âge européen a la vie dure, il reflète le point de vue biaisé des philosophes du dix-huitième siècle à l’égard de leurs devanciers.

journaliste

Rédacteur-fondateur du portail A votre service

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.